Archives de Catégorie: Esprits de la nature

La Naïade

La Naïade

Premier extrait des illustrations du livre de Frédérique Devos et Richard Ely

Halloween, les esprits se souviennent…

Autrefois, les lumerottes, lumignons et autres lanternes creusées et à l’intérieur desquelles une bougie conférait à l’ensemble l’être grimaçant hantant la nuit de la Samain n’était point une citrouille d’Amérique mais bien toutes sortes de raves dont la betterave était la plus apte à recevoir la grimace. Cette nuit, célébrée par nos ancêtres celtes proclamait le début de la saison sombre. Dangereuse comme nulle autre, elle était un moment de passage entre notre monde et celui des esprits, des morts aussi…

Une tradition qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours mais qui, après un passage aux états-unis s’est vue quelque peu transformée, tout comme ce brave père noël d’ailleurs, mais cela est une autre histoire…

Comme pour beaucoup de belles choses, certaines régions ont su conserver le rite ancien. Et d’ailleurs, de nouvelles régions renouent avec ce passé et délaissent le marketing des nuits d’Halloween pour des veillées aux betteraves creusées, des lanternes nature pour célébrer ce temps de contact avec les esprits, au moment où la nature s’endort, où le sol se repose, promesse de bien des richesses futures… Citons par exemple le défilé des Guénels boulonnaises, certes déplacées au moment de Noël, mais qui ont un lien direct avec cette très veille tradition européenne !

Il y a bien longtemps… le peuple des esprits de l’eau…

Extrait très explicite du film « La jeune fille de l’eau » du génial Night Shyamalan !

Sur la trace des esprits de la nature…

De Paracelse à Petrus Barbygère en passant par Steiner, Kirk, Barrie, de tous temps et en tous lieux, les esprits de la nature ont fasciné l’homme. Appréciant particulièrement le monde des elfes, fées, nymphes, lutins, côtoyant celui-ci depuis toujours au travers d’études de terrain et de vieilles bibliothèques poussiéreuses, ce n’est que lorsque j’ai renoué avec la forêt, les arbres, les herbes, bonnes ou mauvaises, que tout ce cheminement a pris un sens. Les Esprits de la Nature sont des gardiens de lieux, protecteurs de la faune et de la flore, ces liens ténus mais ô combien essentiel d’avec la terre qui nous a vu et fait naître et qui nous porte depuis toujours. En évacuant toute spiritualité du monde végétal, l’homme a fait probablement la plus grande erreur de son évolution. Il est temps de redonner vie à ces milliers d’êtres qui veillent sur la naissance des fleurs comme sur le chant des oiseaux.

Partout, on trouve des pistes, des essais, des théories mais bien trop souvent celles-ci reposent sur un rêve, sur une idée issus d’un homme, d’un philosophe, d’un penseur ou d’un artiste. Si le sentiment, l’impression se devinent aisément, les descriptions me semblaient par trop souvent incomplètes. Chaque question soulevait d’autres questions à propos de ces êtres qu’on nomme fées, elfes, gnomes… Surtout, je trouvais étrange ce clivage entre les chemins ouverts par les croyances issues de ce grand mouvement du New Age et ceux suivis par les illustrateurs, auteurs de fantasy et autres esprits joyeusement entraînés par l’imagerie donnée aux fées depuis Shakespeare et autres talentueux créateurs des siècles passés.  Le plus drôle est que j’aime emprunter l’un ou l’autre sentier sans jamais véritablement en rejeter un ou y trouver toutes les réponses à mes interrogations. Prenant mon courage à deux mains, je décidai donc de me jeter dans les sources, les premiers écrits, remonter la piste des légendes et des mythologies et ramener à la surface tout ce que ma pêche « miraculeuse » pourrait rapporter de vraisemblable. Le résultat est dans ce livre. Ai-je réussi ? Je ne sais pas. J’aurai au moins essayé.
Richard Ely

Le monde enchanteur des fées – Communiquez avec les esprits de la nature… – Ted Andrews, Ada, 2012

Un livre de plus sur le chemin des esprits de la nature. Une approche tote simple, une invitation à renouer avec les plantes et les arbres pour tenter de dialoguer, de contacter les fées, gnomes, centaures et ondines. Un livre qui vraisemblablement est originaire de l’Amérique du Nord, de plus en plus sensible aux démarches de contact, de lien avec les esprits de la nature, idéalisant quelque peu le vieux continent et évoquant les esprits d’autres terres sans vraiment chercher à les mettre en avant, dommage. Une lecture très facile, une approche très simple qui se résume par le fait de méditer au calme, dans la nature pour pouvoir voir et entendre l’Ailleurs.

 

Le monde enchanteur des fées
Communiquez avec les esprits de la nature…
Ted Andrews
298 pages
Editeur : AdA
Prix: 19,75 €