Sur la trace des esprits de la nature…

De Paracelse à Petrus Barbygère en passant par Steiner, Kirk, Barrie, de tous temps et en tous lieux, les esprits de la nature ont fasciné l’homme. Appréciant particulièrement le monde des elfes, fées, nymphes, lutins, côtoyant celui-ci depuis toujours au travers d’études de terrain et de vieilles bibliothèques poussiéreuses, ce n’est que lorsque j’ai renoué avec la forêt, les arbres, les herbes, bonnes ou mauvaises, que tout ce cheminement a pris un sens. Les Esprits de la Nature sont des gardiens de lieux, protecteurs de la faune et de la flore, ces liens ténus mais ô combien essentiel d’avec la terre qui nous a vu et fait naître et qui nous porte depuis toujours. En évacuant toute spiritualité du monde végétal, l’homme a fait probablement la plus grande erreur de son évolution. Il est temps de redonner vie à ces milliers d’êtres qui veillent sur la naissance des fleurs comme sur le chant des oiseaux.

Partout, on trouve des pistes, des essais, des théories mais bien trop souvent celles-ci reposent sur un rêve, sur une idée issus d’un homme, d’un philosophe, d’un penseur ou d’un artiste. Si le sentiment, l’impression se devinent aisément, les descriptions me semblaient par trop souvent incomplètes. Chaque question soulevait d’autres questions à propos de ces êtres qu’on nomme fées, elfes, gnomes… Surtout, je trouvais étrange ce clivage entre les chemins ouverts par les croyances issues de ce grand mouvement du New Age et ceux suivis par les illustrateurs, auteurs de fantasy et autres esprits joyeusement entraînés par l’imagerie donnée aux fées depuis Shakespeare et autres talentueux créateurs des siècles passés.  Le plus drôle est que j’aime emprunter l’un ou l’autre sentier sans jamais véritablement en rejeter un ou y trouver toutes les réponses à mes interrogations. Prenant mon courage à deux mains, je décidai donc de me jeter dans les sources, les premiers écrits, remonter la piste des légendes et des mythologies et ramener à la surface tout ce que ma pêche « miraculeuse » pourrait rapporter de vraisemblable. Le résultat est dans ce livre. Ai-je réussi ? Je ne sais pas. J’aurai au moins essayé.
Richard Ely

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À propos de Richard Ely

Né en 1974, Richard Ely a passé toute son enfance à Ellezelles, village sorcier de Belgique. Très tôt attiré par les mondes de l’étrange, il étudie à l’université les vampires et l’Imaginaire urbain. Il publie alors quelques nouvelles et poèmes en France, en Belgique et au Québec. Il crée ensuite des festivals, salons, expositions et plusieurs revues dont une l’accompagnera dans une belle aventure en kiosque. Tout au long de son chemin bordé de féerie, il croisera la route de trois sorciers qui façonneront son regard sur le monde et marqueront sa vie: Thomas Owen, Pierre Dubois et Claude Seignolle. En 2007, il publie son premier livre sur le monde des fées.. Depuis, il écrit poèmes, contes pour enfants et livres, dont le Grand Livre des Esprits de la Nature (Véga, 2013), tout en vivant la féerie au quotidien en tant que journaliste spécialisé sur le blog http:www.peuple-feerique.com ou dans des balades-nature alliant ses deux passions.

Publié le 12 octobre 2012, dans Esprits de la nature. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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